Accueil Date de création : 11/06/06 Dernière mise à jour : 15/11/08 20:25 / 38 articles publiés

Chapitre 16 : L'hyperactivité chassée par la tristesse ...  (L'histoire du Blog) posté le dimanche 31 août 2008 13:22


Être avec une lointaine cousine et surtout avec une demoiselle de haut rang procure une étrange sensation d’étonnement couplée avec un brin de tristesse. Je traîne ma tronche, soulagé de temps en temps par Marine qui vient me réconforter de cette miséreuse injustice. La limousine attendait, prête à démarrer … par réflexe je tournais ma tête à gauche …

            … quoi qu’est-ce qu’il fait là le blond ? Je crois qu’il m’a remarqué aussi … hu hu hé hé hé hé …

            Qu’il avance ! Je n’ai pas peur ! J’en ris même. Nathalie marqua aussi une pose et le regarda aussi, elle a l’air de le reconnaître. Je fis un grand effort pour garder tout mon calme et le flegme qui me caractérise …

-          Mais qu’est-ce que … ? Demanda Nathalie.

            Trop tard il courrait vers moi avec une envie de me faire du mal. Je la vois dans ses yeux … son expression de franche vengeance … hé hé hé … Quoi ? Je n’arrive pas à bouger … il s’approche encore plus, cette fois il se met en garde pour me donner un éventuel coup de poing. Serais-je tétanisé ? Aurais-je peur ? Mais allez avance !

            Ce qui se passera ne sera pas de mon propre conscient …

            En effet je ne sus comment j’esquivai son direct droit et poussé par son élan je parvins à lui choper le coup (de ma main droite). Quelque chose de prodigieux en est l’origine car je le hissai sans mal et l’entraînai par terre en exécutant un Chokeslam.

            Mais ce n’était pas normal … en plus le temps s’est (encore) figé …

            Je commence à saisir peu à peu l’horreur où je me trouve. J’ai perdu contrôle de moi-même au profit de ma partie hyperactive … Ce Magnus imposant … ce rire … cette agitation d’énergie … Il allait asséner un coup fatal au blond …

            Eh ! Je ne déteste pas cette personne au point de la tuer tout de même ! Mais mince ! Personne ne sauvera ce bonhomme ?! Je ris … Oh mon dieu je déteste ce rire guttural ! Abject ! Répugnant ! Non il fait tomber sa grosse épée pour le coup fatal !!!

            Oh … merci Marine … merci, merci … elle s’interpose avec Benihime … je me retrouve … je suis à la fois Marine et moi-même, je me détache de cet hyperactif borné. Je le regarde en face … finalement il n’est pas si mal, je dirais même qu’il est plus beau que moi.

            Mais je ne peux pas me permettre de tuer. Il est allé trop loin, d’un coup de revers je rejette le Magnus. Je ne peux qu’user de ma main droite, le temps étant figé je dois aussi faire attention à Nathalie. Je chancelle … non je n’ai pas le temps de me fatiguer !

-          Qu’es-ce que t’as ? Tu faiblis ? Pas étonnant car c’est moi la source de ton pouvoir caché !!! Lança le Doppelgänger.

            Mais qu’est-ce qu’il raconte celui là ? Ce n’est pourtant pas ma conscience … Je me jette sur ce frivole, il réplique à coups frénétiques … rapidement je suis contraint de revenir sur mes pas …

-          Tu n’es rien car je suis ce que je suis. Je dois t’éliminer. Répliquai-je.

-          Alors là tu n’as rien compris ! En … (je fis la sourde oreille … pas envie d’entendre un juron) ! Qui t’a poussé à avoir le Death Note ? Qui t’a permis d’avoir le « super kick » et la « corde à linge volante » ? YO ! Qui t’a donné l’ancien nom de Marine ? Qui t’a proposé ce nom déjà hein ? Je n’ai fais que vivre sous ton ombre.

-          Quoi tu …

-          J’AI BIEN ESSAYE DE TE POSSEDER ! MAIS CA NE MARCHE PAS ! JE ME RENFORCE DE JOURS EN JOUR ! C’EST MOI LA SOURCES DE TES « RIRES » … HA HA HA HA HA !!!!

            Tout d’un coup il se renfrogna et murmura :

-          J’ai besoin d’exister, je suis tes désirs, tu dois les exécuter. Refouler encore et encore me rend encore plus fort … je suis en train de te ronger Tony … et je suis ta seule source de pouvoir … GETSUGA TENSHÔ !

            Je n’ai jamais cru avoir une force pareille … jamais cru qu’il fut capable de faire monter un Magnus en l’air pour envoyer cette attaque …

            Il m’assène d’un coup rapide qui me transperça … Il avait raison … je me perd … Benihime … s’empare de moi … ma ravale tout entier … serait-ce pour me sauver ?

            Je n’ai plus de quoi être autonome car privé de mon corps et d’une partie de mon âme. Cela dit je reste toujours « conscient » de mon existence … Non pas seulement par ces mots qui vous apparaissent à l’écran (qui est le seul témoin de mon existence) mais aussi la volonté fugace qui apparaît « entre » les lignes … non vous ne croyez point d’avantage ? Pourtant je suis toujours « existant » (pour ne pas dire « vivant ») et dois venir à bout de ma moitié caractéristique, hyperactive …

            Je ne possède pas encore mon corps mais je sais que je suis enfoui dans Benihime … j’arrive même à voir sans regarder les délicates mains empruntées d’Hillary … mais oui … je suis dans le corps de Marine … qui épouse avidement toutes les courbures d’Hillary … quel sensation étrange de se sentir femme. Différent en tout cas de ma posture d’homme …

            Je ne peux que rester ahuri … sur la formidable puissance donnée par mon ange si bien aimé … elle est droitière, la droiture fait son charme aurait-elle dit un jour. Mon hyperactif ne saurait rivaliser avec une telle mélodie qui émane dans les airs et qui l’oblige à se dépenser jusqu’à épuisement. Et comme une fin de mélodie elle l’enlace et l’embrasse de toute sa joie et peine … me libérant ainsi … libérant le temps qui s’écoule continuellement …

            De retour au monde habituel, je fis mine de chanceler … comme cela, je donne l’impression que j’ai esquivé mon attaquant sur un coup de chance et que par panique j’usais d’une technique de lutte professionnelle. Nathalie resta tout aussi choquée … elle s’accroupit oubliant par cela ses manières de nobles … mais qui est ce blond ?

-          Laurent … que t’est-il arrivé pour que tu agisse ainsi ?

            Je n’ai point voulu entendre ce qu’il avait à dire … et puis je n’ai pas envie de lui expliquer quoi que ce soit … bah au fond qu’est-ce que je me fiche de garder ou non une image respectueuse … même envers un membre éloigné …

            Mais elle a un frère la petite princesse !

            Je n’écoute point … mais je crois que tout se passe bien car il se relève et marmonne quelque chose comme des excuses. J’acquiesce en signe de reconnaissance sans avoir rien entendu … J’entre dans la limousine …

            Nathalie a réellement un regard très pénétrant … pas étonnant qu’elle ait une relation avec Jose … Je ferme les yeux, bien sur j’oubliais que je n’arrivais pas à voir le noir. Même en pleine obscurité mon cerveau travaille hyparctivement au point que l’aire de vision est affectée par des sillons blanchâtres qui emplissent mon paysage visuel.

            Passons aux son, même dans le silence le plus plat il m’arrive de percevoir des pointes de sons synonyme de la présence de puissantes aura … la plus proche résonne telle une œuvre sortie d’un orchestre philharmonique …

            Mais je pince pour ce genre de femme moi !!!

            Je n’arrive pas à contenir mon « ça » hyperactif. Non, ma conscience n’en a que faire de ses propos … aïe, mon poignet …

-          Tony. Demanda Nathalie

-          … (je n’avais rien à dire …)

-          Pourquoi ne me dis-tu rien sur toi ?

-          Je n’aime pas parler de moi … je donne l’impression d’être égoïste …

            Je laisse ces mots en suspens … oui je n’aime pas jouer les héros et me pavaner avec quoi que ce soit. J’ai compris que pour survivre il faut vivre, et que pour vivre il faut aimer. Et aimer à droite ou à gauche importe peu, du moment qu’on est face à ce mot qui défie la logique mathématique et le sens commun. Comme pour une tentative de vaincre mon alter-égo hyperactif, une musique triste, mélancolique résonne dans ma tête … je me demande si quelqu’un, ou quelque chose arrivera à stopper cette musique … mais au fond, je n’aimerais pas qu’elle arrête … les larmes me montent aux yeux … triste, je l’étais … et triste je le suis. Ne t’arrête pas de résonner … cela me fait … du bien ?

            Mais qui m’attrape ? Je sens un fin duvet qui m’entoure, je sens un parfum familier et je vois un dos recourbé sur moi … Non … Nathalie …

-          Tony, il se trouve que … je sais à propos de ton … enfin … la maladie dont tu es atteint. Hillary est une amie de longue date … c’est moi qui l’ai contactée dès que j’ai su que tu allais à Metz. Avoua-t-elle.

-          Ah … fis-je en étant à moitié étonné (J’avais prévu cette éventualité … analyste oblige)

-          Ca ne sert à rien de rester silencieux Tony … tu ne surmonteras rien tout seul … fais confiance à tes amis, tes alliés …

            Je ne pouvais répondre … parler d’amitié et d’alliance me fait revenir à l’épisode « Roxanne Angelo » et je n’aime point en parler …

            Arrête de faire ton char idiot ! Elle t’enlace et toi tu ne fais que verser une larme crétine ?

            Je n’ai pas besoin de conseils la dessus … pourquoi Nathalie a-t-elle abandonné ses manières « délicates » pour en venir à cela ? Je ne peux pas dire que je me plais … je m’emplis encore avec un peu de tristesse … j’usais enfin de ma main droite pour tenir un peu plus Nathalie … ce n’est pas du bonheur qu’elle me procure … la tristesse n’est pas une si mauvaise chose … vivre tristement permet d’avoir conscience de quelque chose de mieux, de plus gai et de plus harmonieux …

            Nathalie me rappelle trop Roxanne de part son corps … les rares fois où j’ai eu à l’enlacer, je sentais ce même sentiment de chagrin … je ne sais point combien de temps ai-je passé en compagnie de l’amie de Jose Luis … mais je sentis une toute autre chose quand j’entrevis la gare de Strasbourg.

            Mais qui attendait aussi ? Non ne me dites pas …

            Hillary ! Ho ho ho ! Ca promet …

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Arrêt temporaire des activités ... et un remerciement chaleureux ...  (L'histoire du Blog) posté le lundi 08 septembre 2008 23:04

Il fut un temps pour écrire,

Il fut un temps pour lire,

Il est maintenant temps pour moi d'étudier en prépa ...

Au revoir Hillary ... je crois que je t'aime.

 

 

Merci à tous ceux qui ont pris la peine de cliquer pour survoler cette fiction ... je sais que ce n'est pas une histoire qui plaira à tout le monde car c'est plus une sublimation de mon quotidien qu'une oeuvre en état de cause.

Un spécial remerciement à Sayuri ... =') j'ai appris à aimer apprendre de toi.

(Je n'oublie pas que la partie 3 est déjà prise en excusivité pour Maya ^^)

Sayonara ... <3

NB : un amv pour me faire pardonner ^^"

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Chapitre 17 : Tout une histoire pour Albi  (L'histoire du Blog) posté le samedi 15 novembre 2008 20:25

NB : Exceptionellment, j'ai pu avoir un peu de temps pour publier un chaptire ... Il faut croire que les classes prépa n'offrent guère assez de temps pour s'épanouir. Je rencontre les génies mais aussi les forçats de la mémoire ...

... J'espère être à la hauteur ... merci Sayuri =)

 

Bien on commence !

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On dit qu’une retrouvaille se fait toujours dans une sorte de « joie » et d’allégresse … je sors de ladite limousine. Je « ressent » la présence de Marine sans pour autant la voir, présence d’Hillary oblige. D’un coup, je sens comme une impression paradoxale : l’envie à la fois de la rencontrer et de ne pas la voir … peu importe, j’avance encore. Je ne puis prédire sa réaction, ni quoi faire pour chaque cas … cette fois je ferais confiance à mon improvisation …

            Yeah ! Je vais l’embrasser de toutes mes forces moi !

            Mais qu’est-ce qu’il raconte celui-la ? Tout compte fait je préfère rester dans ma réserve, préservant ainsi ma prétendue « image » au sein de cette société. De près je remarque qu’Hillary à enlevé ses lunettes … c’est sans nul doute une fille d’apparence « ordinaire » si on enlevait tout ce qui la met en valeur … quel qu’en soit le résultat je ne ressent pas ce « boum » que j’ai connu en voyant pour la première fois Roxanne Angelo. Mais tout de même … je pense à Hillary ! Mais que dit-elle ?

-         Ohayo Tony … je vois qu’on nous a menti en parlant de « retour aux sources » … dit-elle l’air enjoué.

-         Je ne verrais point comme cela : je dirais que c’est un changement inopiné de dernière minute … répondis-je.

Sentir un parfum limite mortel (mais ô combien enivrant …) me donne un sourire aux lèvres. La surprise ne s’arrêta pas là, je sens ma main saisie par celle d’Hillary … quelle joie de me laisser entraîner parmi la foule … guidée par de délicates mains … je l’arrête, j’ai envie de sentir un brin de bonheur … elle s’arrêta toute aussi étonnée et … Ô comble du bonheur je l’enlaçai … l’aime-je ?

-         Tu te laisses emporter par ton « ça » ?

Ce n’était pas Marine qui rétorqua de la sorte … pourquoi toi Hillary ? Rien que le fait d’insinuer pareil discours fait réveillé ce fichu hyperactif …

            Yo … On dirait qu’elle me cherche ! Youhou, on fait l’échange Tony !

            Certainement pas ! Je dois rester maître de mes décisions ! Mes cheveux se dressèrent subitement tel un décoiffé qui aurait loupé un bus, et c’est d’une voix assez étrange que je répondis à Hillary :

-         Mon ça dit que tu es très charmante …

            Je me remettais à peine de l’étreinte triste de Nathalie … et voilà que je me trouve en face de la personne la plus énigmatique de mon jeune cœur. Hillary reste toujours aussi sublime … elle porte cette fois un pull rayé rouge et noir avec une jupe assortie sans oublier les multiples gadgets qu’elle porte (pendentif, bracelets, etc.) … je n’ai pas honte d’avouer qu’elle était très sexy. Pas difficile alors d’expliquer pourquoi Marine prend son apparence ; pas difficile aussi de deviner aussi qu’elle remplace efficacement Roxanne dans mes équations émotionnelles.

            Je pris un temps conséquent pour deviner que je n’étais pas à mon aise. Je n’esquissai aucun sourire, ni aucun geste de bienvenue. Que j’eusse peur d’être contrôlé par ma partie hyperactive est une chose, mais delà à ressentir que tout mon corps refuse de bouger en est une autre …

            Je t’aime. J’ai envie de t’embrasser !

            Je ne dois pas assouvir ce qu’il dit … il est fou ? En plein public avouer une telle chose (aussi innocente qu’elle puisse être) … cette « peur » grandit un peu plus … d’où vient-elle ? Elle empêche mon corps de bouger, de penser clairement, de voir quoique ce soit … à part … elle … Hillary ?

            Tu joues les gros durs pour m’empêcher d’arriver à mes fins, tu ne paies rien pour attendre !

-         Ca va ? demanda Hillary d’une douce voix

-         Quoi ? Oh … ah euh non ! Oups, ah oui bien sur que je vais … Hillary !

            Je ne puis l’empêcher de l’étreindre. Elle s’y attendait car elle reprit avec panache … Ah le malheur de me savoir hyperactif … Oh le bonheur de me sentir soutenu … ressentir un frêle corps sur le mien, avoir la main en couronne sur ses délicates épaules marque plus la détermination et le désir d’avoir ma psychanalyste favorite à mes côtés.

            Bien sur toute bonne chose à une fin. Nathalie nous rappela que le train d’Albi va partir dans moins de cinq minutes ! Il fallait qu’en ce moment là que Marine ajoute : « Ca commence bien pour une partie de cœurs … »

            Point de TGV cette fois, cependant un joli train Corail était amarré près à prendre son « envol » pour ainsi dire. Les lignes sont plutôt elliptiques et l’intérieur sobre. Je n’ai pas pris le temps de tout survoler en détail néanmoins je pense que le voyage sera agréable (… Hillary =3). Le design reflète bien la rondeur du train, on trouve à chaque wagon quatre cabines en forme de « cellules » communiquant par le biais d’un couloir central et d’un couloir auxiliaire de secours. La description technique passé, je pris place dans une de ces cellules et les deux dames s’assirent aux places opposées. Parfait, Marine pris place à mes côtés … Que celui qui m’a défié soit rassuré : j’irais bel et bien à Albi.

            J’ai besoin de revoir toutes mes cartes. Je doute qu’Hillary soit venue par caprice, ni par pure spontanéité. Un grand doute survint alors : que peux faire une personne sans aucune relation avec Interpol dans ce voyage ? Je pense m’être trompé sur son cas …

            « M a confiance en mes compétences de psychanalyste, c’est pour cela que je vais avec vous. » Répondit Hillary en devinant mon regard interrogateur.

            Je ne fus pas surpris, une n-ème épine de mon rival favori est bienvenue. En effet, avoir Roxane et Nathalie dans un même panier est suffisant pour atteindre Tony li Britannia dans ses points faibles ou en d’autres termes : faire en sorte d’annuler une éventuelle marge de manœuvre. Il est vrai que je n’ai pas usé du Death Note depuis belle lurette (au fait depuis mon arrivé en France), néanmoins Marine reste sous mon aile … il viendra un temps ou je devrais me détacher d’elle … rien qu’énoncer cette phrase m’afflige d’une peine inexpliqué … ah faudrait-il que je l’aime aussi fort ?

            Il reste aussi ce mystère de « dimension pliée » que seul M et moi ont eu à découvrir un pan. Comment y accéder ? Faut-il être hyperactif ? Dois-je conclure que mon plus dangereux rival est atteint d’un trouble psychique encore plus puissant que le mien ? Serais-je sans le savoir schizophrène ? En retournant le problème dans tous les côtés je ressens un brin d’optimisme ; j’ai beau toujours avoir des problèmes mais il n’empêche qu’avec le temps les problèmes changent et les contraintes évoluent.

            C’est avec cette rêverie que je parvins à rester moi-même durant presque tout le voyage. Marine savait pertinemment que je combattais implicitement mon Doppelgänger. Cela dit, je ne puis résister à des laps plus ou moins court à croiser les yeux d’Hillary (et assez rarement ceux de Nathalie …). Pour le déjeuner je me contentai de mon sablé favori avec un jus d’orange qui rime bien avec l’orage qui chantait violemment dans les grands espaces du Massif Central. Mais bizarrement cet orage ne m’est pas perçu comme un orage habituel ; il reste moins d’une quarantaine de kilomètres pour Albi …

            Tout d’un coup, sans aucune introduction, plus de lumière, pas même une lueur …

            Non mais … une plainte déchirante, foudroyante, au ton plutôt tragique ...

            Stridente, magnifique, aux instants lyriques …

            Je n’étais franchement pas du même avis. Il n’aurait fallu qu’une poignée de seconde pour que le courant se rétablisse … cependant je remarque que ni Hillary, ni Nathalie n’avaient remarqué que quelque chose s’est produite. Je dus deviner alors que c’est une manifestation de la « Dimension pliée » … ou plus vraisemblablement d’une personne du même gabarit que M. La conclusion préliminaire qui s’impose en premier serait que cette personne soit aussi l’auteur du texto suspect que j’avais reçu trois jours auparavant … à croire que plus rien n’est logique ! Des anges avec des reliques mortelles, des dimensions qu’on peut supplanter rien qu’avec notre mental, des lois physiques qui deviennent aussi malléables qu’une fonction lisse … tout laisse à présager qu’on échappe  à la logique formelle de ce monde !

            En réalité (si je peux nommer « réalité » la réalité que je conçois), tout cela reste mathématiquement correct vu qu’il y a plusieurs logiques (bi dimensionnés, tri dimensionnés, etc.) et que ce n’est que notre vision très limitée de ce monde qui fige la Logique à une seule règle fixée par habitude. Non je ne suis pas étonné qu’on puisse surpasser les quartes dimensions habituelles, non je ne suis pas surpris de voir une entité aussi belle que Marine virevolter près de moi : non on peut toujours expliquer par des mathématiques !

            Emporter par mon élan je me levai subitement … je fus une excellente raison pour qu’Hillary et Nathalie se tordent de rire. Par chance je n’eus pas à resté aussi longtemps debout, le Corail arriva à bon port à la Gare d’Albi. Encore un moment à passer au travers d’une foule bruyante et suffoquant me disais-je. Or ce fut paisible … jusqu’à la sortie du moins …

            Car à la sortie émanait une mélodie puissante … un afflux répété et brutal de puissance tel un typhon mais en même temps cette très fine aura qui se dégage spontanément.

            Wou-Hou ! Ca vibre ! C’est puissant ! Ha ha ha ha ha !!! Ca m’excite !

            Pour l’amour du Ciel, pourquoi Jose Luis était si puissant ? En outre sa puissance phénoménale, sa présence suffit à me faire oublier l’incident du train et de me remettre à son plan. De plus, porter une cape sombre lui va si bien … Ah je ne suis pas étonné que ce bout de chou ait pu conquérir le cœur d’une princesse !

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