Accueil Date de création : 11/06/06 Dernière mise à jour : 15/11/08 20:25 / 38 articles publiés

Chapitre 11 : Un duel, une souffrance  (L'histoire du Blog) posté le lundi 09 juin 2008 15:25


Je savais bien qu’il essayait de me faire avouer, mais j’ai décidé, et mon plan restera le même. C’est avec un faux air surpris que je lance :

-          Roxanne ? Je croyais qu’elle supervisait l’enquête du siège général ?

-          Moi aussi … mais alors explique moi que faisait-elle avec toi ? répondit M (ou du moins le type assis à ma gauche …)

-          Oh tu sais … appelle-là pour voir où elle en est … dis-je d’un air calme.

            Il dégaina son cellulaire comme un revolver, et d’une touche appela sa colombe. Après avoir vu une dernière fois son portable il chuchota brièvement quelques mots puis …

-          Elle est bien au QG … et je ne vois pas comment elle a pu faire pour arriver à Strasbourg en cinq minutes … tu es perspicace Tony …

-          Non pas vraiment … je suis juste étonné de ta venue M … (et c’est vrai … M ! Ici ! Pourquoi ?)

            Et d’un coup je pense que l’atmosphère changea … on passe d’une ambiance pesante, lourde, chargée à une autre plus électrique … je sens une formidable montée de puissance jaillir au fond de moi en même temps c’est comme si une musique « intelligente » se dégageait du fameux M. Et le tout en restant l’un en face de l’autre : deux âmes, deux intrus dans un monde pourri, deux consciences qui défient le temps … hors de ce monde …

-          Tony, ce que j’ai à te dire peut s’avérer décisif pour la suite de l’enquête. Je pense même que c’est la moitié de la raison pour laquelle je suis venu … es-tu prêt ?

-          Je le suis M.

-          Très bien, depuis que l’affaire a débuté, il m’est paru urgent de faire une théorie ne serait-ce que provisoire pour expliquer les faits. Au fil du temps, j’ai pu corriger cette « ébauche » pour en faire ma vision incomplète des événements. Alors voici ce que je pense …

            Qu’est-ce qu’il peut bien dire, non mais qu’a-t-il à dire ? Que je suis le suspect idéal ? Je ne sais pas pourquoi une impression désagréable se dégage de moi, on aurait dit que ma partie maudite veux prendre contrôle de mon corps … Argeu ! Non … je ne dois pas me laisser dominer … écoutons-le …

            « … Tu es Kira ! Je ne sais pas comment tu fais pour tuer mais je suis convaincu que tous les meurtres sont de ta signature ! Je ne sais pas quel mouche me prend mais tu m’as semblé être le suspect idéal : juste assez intelligent pour être aussi doué ! (Toujours cette « intelligent music »)

            Mais je ne peux pas prouver cela ! Parce que je pense que tu arrives par des moyens dont je n’en ai pas la moindre idée de « cacher »  ton pouvoir. J’ai fouillé chez monsieur Giovanni, je viens de fouiller monsieur Santiacci … Tu as eu le don de m’énerver ! (Ses yeux s’exorbitèrent encore plus, il me fait peur l’animal !)

            J’ai essayé de tout remettre en doute de tout reprendre … d’atteindre tes points faibles … mais comment ? J’ai pu néanmoins cerner un éventuel talon d’Achille (il commence à aller trop loin cette fois …) j’ai pu savoir que tu n’est pas normal … non je veux dire, que tu éprouves des sentiments … j’ai pensé que c’était pour miss Angelo mais j’imagine que je me trompe … il faudrait que je vois quel est la personne qui tient le plus dans ta tête comme ça je … »

            Et personne ne sut ce qu’il allait faire car je lui ai flanqué une jolie baffe. Je ne savais pas trop si j’avais le droit, mais c’était comme si ma mauvaise (ou plutôt la bonne) partie avait pris le dessus en agissant ainsi. Quoi ? Je l’aime encore ? Je pense que la décision s’est prise par elle-même, et pourtant j’assume ce que je fais … à moi d’imposer ma musique !

            La voiture s’arrête, M. me regarde toujours l’air interrogateur mais en même temps impressionné … il sort sans se soucier de mettre son masque, je vois pourquoi … en sortant je me retrouve dans le jardin principal du manoir de Nathalie. Le duel n’allait pas s’arrêter là, M. se mit juste devant moi. Je n’avais jamais remarqué qu’il était aussi grand et efflanqué, ni qu’il était plutôt bien bâti. Il dit simplement.

            « Je ne m’attendais pas à ta réaction … remarque je l’ai plutôt bien mérité car je suis allé trop loin … »

            Une mince brise soufflait … laissant onduler ses cheveux « éclatés », étant donné que mes cheveux poussent comme des escargots seulement quelques poils se contentent de valser avec l’air pour ma part … « nevermind », j’ai arraché un mot d’excuse du type le plus obtus de la planète alors je peux souffler …

            « … mais j’ai la fâcheuse habitude de rendre ce qu’on me donne avec plaisir ! »

            Et sans crier gare il assène un coup de pied à ma direction. Instinctivement je mis mon bras gauche en mode défense pour parer son coup. En faisant cela je ne faisait qu’empirer mon cas … en deux secondes, je reçu une dose de douleur équivalente à une décharge de douze milles volts d’intensité moyenne pendant une minute ! Je ne dois pas faiblir pour autant, c’est un duel qui ne doit pas se perdre … à moins que cela soit un combat perdu d’avance ? Je sais que je ne tiendrais ni physiquement, ni mentalement contre un tel surdoué. Et si ma finalité était de me rendre à M. ?

            Non … même Jose Luis ne l’aurait pas accepté, d’ailleurs c’est lui qui surgit et s’interposa tel un faucon entre deux tempêtes. D’un geste magistral il mit son bras en écran et repoussa l’offensive de M. Ensuite il me prit et m’éloigna du tumulte, je ne cessai de fixer M. qui, pris au dépourvu, lança d’un ton monocorde :

            « De toute façons, il m’importe peu que tu sois réellement Kira ou pas ; je ne suis venu ici que pour te demander de retourner au Maroc … »

            Roh ! Ih ! Ouuuh ! Ahhh ! Je le hais, je le hais ce fichu intelligent borné ! Il anticipe tous mes mouvements, je dirais que c’est une partie d’échec où M. possède un avantage conséquent … Jose … pourquoi me défend-il ? Je suis nul … je l’admet.

            Et puis je m’éloigne … je quitte la place … pardon, on quitte la place vers l’entrée du manoir. Nathalie attendait au seuil, elle me vit cramponné à mon sauveur. Elle ne perdit pas de ses bonnes manières …

-          Tony, Jose ! Mais que s’est-il passé ?

-          Disons qu’il a eu un léger argument … murmura Jose.

-          Léger … Tony, qu’as-tu à ton bras ? Laissez moi voir s’il vous plait …

-          Oh non merci ça ira, répondis-je subitement. (je ne veux pas, Hillary me suffit) … de plus je dois y aller. Au revoir !

            De ces mots, avec une colère surhumaine, je pris la direction de l’internat. Je voulais calmer ma douleur, atténuer ma souffrance car je n’en pouvais plus …

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Chapitre 12 : Après l'effort le réconfort ? Plutôt le renouveau  (L'histoire du Blog) posté le dimanche 22 juin 2008 23:31

J'ai mal ...

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Aïe.

            Ca me fait mal, toute ma vie durant je supportais un tel fardeau ; cette maladie qui me ronge de plus en plus, laissant entrevoir un côté sombre et dément de ma personne. J’accélère, je cours pour dépenser le surplus d’énergie latent en moi. Bien que cela ne soit qu’un malheureux euphémisme, ma tête ne cesse de vibrer au rythme des battements haletants de mon cœur ; avec un pic périodique qui ne fait qu’empirer mon cas. J’halète, je dribble les foules et arriva enfin (un kilomètre avalé sans broncher … il faut le faire !).

            J’entre par l’allée principale. Eclairant tout un pan du mur de l’enceinte de l’internat, une pleine lune me narguait … pour la énième fois, je suis tout seul à la contempler … non, j’ai mal … je ne peux pas savourer la beauté de la chose. J’arrive en boitillant vers ma chambre, j’arrive sans peine à décrocher la trousse à pharmacie … hum … où est … médicament ...

            Ah je trouve la fameuse seringue ! Elle contient tout ce qui pourra me faire fuir de ce monde trop hautain …

            Je pouvais sentir l’excitation provenir de mes muscles au fur et à mesure que l’aiguille s’approche de la veine … plus que quelques millimètres !

            « Mais que fais-tu ? »

            Cette voix … je la croyais plus ferme … qu’est-il arrivé à Marine ? Etonnant, bien que sous une faible lueur … je remarque qu’elle n’a plus les mêmes cheveux … non ils sont maintenant noirs tombants et lisses … je lui réponds en souriant et en maintenant cette distance infinitésimalement petite entre la fine pointe de l’aiguille et l’épiderme du bras :

-          Je m’injecte un cocktail de rétanaline, d’amphétamines, d’endomorphines et d’autres bonnes choses pour calmer mon activité cérébrale.

-          Tu plaisantes j’espère ? dit-elle sur un ton de plaisanterie.

-          Non … pourquoi donc ?

            Subitement, comme foudroyé par un éclair, Marine s’élance et dans la mêlée me fait perdre l’unique instant ou je pouvais jouir de cette vie. Je croyais qu’elle était de mon côté celle là … grogne … elle va me chanter une autre chanson ou quoi ? Animé d’une fureur sans précédent, mes yeux devinrent exorbités, tout mon corps se mis à vibrer … je n’en pouvais plus !

-          MARINE ! POURQUOI ME GACHES-TU TOUT ???!!!

-          Veux-tu être esclave d’une substance ? Ca ne te sied pas pourtant … me souffle Marine.

            Je me lève difficilement, les larmes ruisselant dans mes joues … je ne peux estimer la quantité de bien que me fait Marine en m’empêchant de me « foutre en l’air » … mais je dois … je veux … « I need » …

            J’essaie de la fixer, en réalité elle a réellement changée. De la faible lueur qui éclaire la chambre (toutes les lampes sont éteintes) je peux distinguer la longue chevelure noire et lisse, l’éclat caractéristique des lunettes …

            Les mêmes yeux d’un châtain clair familier …

            « Je pars prendre une douche » dis-je.

            Je n’arrivais pas à y croire, non c’est impossible. Cette pensée finit par s’assumer, me faisant oublier presque ma douleur, ma latence, ma perte … J’allume, la salle de bain est impeccable, je trouve même le peignoir sec qui n’attend qu’à être vêtu !

            La radio murale semble la bienvenue, un CD y était déjà inséré. J’appuis sur le bouton marche et on y va pour une dou-douche !

J’entre à pieds joints dans mon bain de pensées

Avant d’être une purification des pensées …

J'ai pris le temps de mouiller mon savon parfumé

… une douche est faite pour nettoyer …

Je laisse laisse aller mon dos dans l'eau douce

Un torrent de souvenirs me traverse l’esprit ? Hop, je le laisse filer …

Un peu de couleur salée aller dans la mousse

Il est vrai qu’il m’est difficile d’oublier mais je sais laisser aller …

Les bulles de savon se trémoussent

Après tout, je ne suis pas si démuni, j’ai mes forces …

Les boules de citron m'éclaboussent

Quoique il soit urgent d’acquérir une plus grande force morale !

Je laisse aller mon dos dans l'eau douce

L’eau qui tombe m’enlève la crasse quotidienne … je suis soulagé

Un peu de parfum moussant aller dans ma bouche

Il ne manquerait plus que Marine soit de la compagnie pensais-je en riant …

            Oh … je disais ça en riant … à peine eus-je fermé le robinet que de toute sa magnificence … Marine se dresse devant moi … il faut avouer que j’avais l’habitude de choses pareilles sous son ancienne apparence … mais là, tout est nouveau, tout s’accélère … elle n’est pas plus vêtue que moi …

            Plic.

            Que dois-je y voir ? Que dois-je faire ? Que pourrais-je conclure ? D’autres pensées se bousculent mais c’est sans importance …

            Ploc.

            Marine me regarde de ce même air doux … elle est belle … si belle … je voulais entendre un mot … une phrase, une toute petite phrase … celle qui mettra un grand brasier dans mon cœur. On est si proche … je sens un cœur battre … serais-ce le mien ? (Depuis quand les anges posséderaient-ils un cœur ? Oh après tout pourquoi pas …).

            « Tony, je t’aime. »

            Je t’aime et ma lèvre rencontra la sienne … ah grandeur de l’amour ! Je saisi mon ange de mes deux bras, c’est tellement beau de ne pas sentir cette douleur. Mais seulement avoir des cheveux à plein le visage, ressentir chaque centimètre carré de son corps sur le mien … oh quel plaisir, de savoir que dans cette Terre, aussi torturé que je sois elle existe … une ange, pas une femme … pas humaine certes, mais une ange qui me suis, qui m’aime !

            Non je ne veux pas lâcher … je l’aime ! Je la serre dans mes bras … c’est unique, je sens que c’est un corps de chair mais avec cette fine chaleur caractéristique de ma Marine ! Je me libère avec joie, elle me regarde, heureuse, rayonnante, ravissante !

            Je l’entraîne pour voir la pleine lune … tu te moquais de moi Ô Lune ? Me voila donc ! Ce plan qui germait juste après la possession du Death Note … il est temps qu’il arrive à point !

            M ! Je meurs, mais ne me rend pas ! De là je dis à Marine (en ayant compris tout sur tout hé hé !)

-          Dis Marine … la Lune est belle non ?

-          Oui, surtout quand on la voit à deux ! Me sourit-elle.



 

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Chapitre 13 : Enfin de l'action !  (L'histoire du Blog) posté le lundi 07 juillet 2008 00:26


Une semaine de bonheur … ou plutôt … une semaine inoubliable !

            J’enchaîne avec animosité les rapports d’Antoine et les examens de l’école. Qui aurait pu parier que j’étais au bord du gouffre il y a quelques temps ? Marine m’a réellement fait comprendre qu’au delà d’un échec il faut se relever et encore combattre, jouer le jeu, interagir avec son environnement … cette ange, n’est pas humaine et je suis conscient que je vais devoir passer une nouvelle étape … je l’assume.

            Lors de la énième réunion du bureau d’enquête sur Kira au manoir de Nathalie, je fis mon travail en m’attardant sur certains « gestes » bizarres qu’ont fait plusieurs détenus dont on pensent qu’ils furent tués par Kira. De ce constat, j’ai pu émettre l’hypothèse que Kira agit sur le mental de ceux qu’ils veux tuer (tu parles, je parie que Giovanni n’a fait qu’une plaisanterie en s’amusant sur les causes de la mort !). Je me suis même amusé à parler d’une sorte de « virus » qui tue par empreinte ADN spécifique ! Plusieurs personnes ouvrirent les yeux en signe d’étonnement (voire d’admiration pour certains …) … j’aimerais bien voir la mine de ce cher M. derrière son stupide masque ! Mais je sais que je ne m’amuserais pas pendant longtemps … pleins de question restaient en suspens pour moi : Qui est cette fille aux cheveux verts tombants ? Pourquoi Marine a-t-elle pris son apparence puis celle d’Hillary ? Y’aurait-il d’autres Death Note ? Ou d’autres reliques et d’autres anges ? A la fin de la réunion, je demandais à Jose de me suivre au magnifique jardin …

-         GG Tony, avec tes analyses pointues tu me surprends ! Bravo vieux ! (Oh je comprends par ce qu’il dit : T’es entrain de foutre la honte à M. hé hé …)

-         Merci Jose, mais ce n’est pas l’objet de la discussion. Je pense que j’ai une grande chose à faire … je vais laisser tomber … (je dis cela en faisant croire à une quelconque oreille indiscrète que je vais quitter l’enquête …)

            Je savais bien que j’ai pu ébranler Jose pour une fois. Pour la première fois, son on changea. Il passa de son habituel air glacial à un air légèrement nerveux … allez, un peu d’électricité dans l’air … je lui souris, il n’a point changer son regard. Désolé Jose Luis, mais cela fait parti de mon plan … non pas pour rendre Roxanne heureuse … je relègue ceci au rang de « formalité » et je fais en sorte de m’échapper des tourments de ce bas monde et tout recommencer pour amener le bon changement là où il le faut …

            Ha ha ha … tout comme M. j’émane une sorte de mélodie intelligente … je la sens (serais-ce un sentiment unique ? Possible …) mais cette mélodie est plus douce, plus sentimental, nettement moins froide que la précédente chanson qu’empestait ce parvenu …

            En un regard, je désire tout t’expliquer Jose Luis … mon meilleur ami. Tu mérites mieux que ce que je t’offre, ton monde juste, tu l’auras mais c’est une affaire de temps. Et comme le temps passe vite ! Cela fait une heure que Jose et moi sommes dans le magnifique jardin du manoir. Je restai hypnotisé par un papillon qui vagabondait entre les lys et les jasmins, goûtant aux plus délicieux nectars qu’on puisse rêver. J’hume les effluves des fleurs, tel de multiples torrents qui se déversent sur mes deux seules narines. Être hyperactif, c’est vouloir à tout prix oublier, se faire un monde, rester en paix, ignorer le moment … toucher l’instant …

            Cet instant là, je tournai la tête. Je n’avais point fait attention à Nathalie qui était déjà dans les bras de son chevalier. Le fait de prendre dans les bras ne m’est plus familier certes … mais une ange (pardon, l’ange n’a point de sexe donc je me permet d’user du déterminant « une ») reste ange et une femme reste humaine. Ainsi je reste encore plus novice qu’un nouveau-né. Mais je n’ai rien à craindre … Marine m’a appris qu’au fond, on est comme une sorte de boule où on a combiné deux couleurs (en supposant qu’ils ne se mélangent point) : le blanc et le noir. Chacun est donc une boule peinte plongé à moitié dans un milieu opaque. D’une boule donnée, on peut uniquement voir s’il n’y a pas d’autre boules à l’horizon et si l’on voit une on ne peux voir qu’une face ou un seul hémisphère … En imaginant que chaque personne est une boule et que depuis chaque personne on voit autrui d’un autre angle je saisi mieux la difficulté de porter un jugement général sur quelqu’un … Il se peut que M. soit un type bon mais que j’ai choisi le mauvais angle pour le rencontrer … je n’ai pas honte à admettre cela …

            « Bip bip »

            Tiens qui pourrait bien m’envoyer un message ? D’une immaturation parfaite d’une personne je dégaine mon cellulaire. L’effet fut presque attendu, ma main gauche protesta de douleur … encore de la douleur ? Aïe …

            « Les chemins de la Vie se rejoignent tous un jour ou l’autre. Je serais là où le Tarn est séquestré, dans une fausse Vendetta avec un G. Le Fer roulait sur du fer depuis 1867.

            Je t’ai choisi parce que tu es Marocain et tu enquêtes sur Kira. Pour ma part j’aime le Calèche et je ne me priverais pas de te montrer mes dons au Parvis.

            Je ne suis pas le vrai Kira, mais je suis quelqu’un qui vous donnera le tournis cependant. Arrivés là-bas je vous monterai l’étendu de mes pouvoirs ! (Il n’est pas nécessaire de tracer l’origine de ce message car le portable est dans un lieu encore plus loin que vous aurez pu l’imaginer …).

            Fin ! »

            Génial ! Enfin un truc qui m’aidera dans mon plan !

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Chapitre 14 : Un déphasage temporel ?  (L'histoire du Blog) posté le vendredi 25 juillet 2008 22:00


            Comme première chose, je montrais à M. tout le message. Aussitôt, il convoqua d’urgence en réunion toutes les cellules d’enquête. La tension est à son comble, ça n’a rien à voir avec mes semblants de plaisanteries à ADN. Le début fut fracassant mais vite ennuyeux … à croire que M. est un parfait idiot. C’est pourtant simple non ? Il s’agit de repérer un endroit près du Tarn où il y’avait une gare depuis 1867 !!!

            Mais oui il ne peux que le faire exprès … il s’attend qu’un type comme moi … le Kira présumé réagit … et puis cet SMS … il peut bien être une jolie farce de Giovanni Antonio non ? Je cherche Jose Luis des yeux … son regard reste insondable. Difficile pour moi de réagir, ma marge de manœuvre est limitée tel un cobaye dans une cage …

            Rester silencieux pourrait paraître aussi suspect … c’est toujours aussi éprouvant de pouvoir ainsi penser pendant tout ce temps. Que du temps perdu ! Je dois trouver l’énergie nécessaire pour rester calme … me lever … voilà … maintenant, je dois trouver les mots justes …

-         Mes chers collègues et amis, je crois qu’il vaudrait mieux s’intéresser sur le contenu de l’énigme au lieu de méditer sur l’identité de l’expéditeur …

-         Mais pourquoi serait-il parvenu à toi justement Tony ? Demanda Giovanni.

            Mais il a l’air trop puissant ma parole ! D’où viens cette sorte de musique qu’il émane … M puis Jose ensuite moi pour finir avec … Gio Antonio ? Moi-même ne sachant point la cause, je ne tarderais pas à perdre mes moyens …

-         Oh c’est évident … lança M.

            Cette fois-ci tous les regards furent rivés vers ce masque opaque. Ne me dites pas qu’il va encore lancer un sarcasme … écoutons-le avant de tirer des conclusions hâtives …

-         En réalité, Tony est la coqueluche de la presse ces derniers temps … enfin de la presse « people » (Ah d’accord, maintenant je comprend … je ne lis que les canards « dignes de ce nom ») donc je ne serais pas surpris que notre expéditeur t’ai choisi … cela dit je suis surpris qu’il ait fait si tardivement … j’approuve le conseil de Tony … Nashtasha, Antoine ! Je voudrai un scan du fleuve Tarn avec toutes les gares à proximité !

            A lui d’imposer sa musique, on passe de la tension au travail actif. Bientôt, une grande carte de la France est déployée sur écran géant. Animé par un sursaut de puissance, j’ai peut être trouvé … mais cette musique … je dois …  la surpasser … mais pourquoi je me sens tout faible ? Je peine à donner l’ordre à mes jambes de se lever … LEVE-TOI !

            Et c’est cette sensation étrange de changer de dimension qui survint, à la seule différence que je suis toujours dans la salle de réunion mais que le temps est figé.

            Je me retourne et j’ai la surprise de constater qu’il y a un autre moi, assis, visiblement voulant dire quelque chose. Mais alors, qui suis-je dans ce « métavers » ? Un esprit conscient ? Une âme ? Marine … help me …

-         Mais que fais-tu ici toi ? Lança une voix traînante, trop familière …

            Au nom d’une pipe ! Sacrebleu ! M ! Je me retourne, oui il subi le même problème que moi. Son âme dépourvue de masque (ou je ne sais quoi) est détachée de son corps encagoulé. Quoi ? Il va me narguer jusqu’ici ?

-         Je ne pensais pas que tu arriveras à un tel niveau Tony … j’ai le pouvoir de sortir de mon corps pour mieux réfléchir … mais voilà qu’un énergumène ramène sa tronche dans MON domaine à moi ! (Oh non, encore cette voix surexcité …) Non … tu es plus qu’un suspect pour moi … un ennemi mortel !

-         MAIS ARRETE AVEC TES DISCOURS A LA NOIX ! TU VOIS BIEN QUE JE NE SAIS PAS CE QUI SE PASSE ! ARRETE DE ME POURSUIVRE POUR UN RIEN !

            Ah la rage ! Douceur des colères, vagues destructrices. Je sens que dans ce repli de dimension les lois de la physique ne sont pas les mêmes. Oh mais, M lève sa main droite et la pointe sur ma direction !  Ha ha ! Qu’espère-t-il par ceci ? Me tuer ? Ha ha ha ha ha ha ! Marine !

-         Voie de destruction n°4 : l’éclair des tourments.

            Des éclairs fusent de ses doigts … je ne saurais les éviter … à moins que … oui ! J’arrive à faire un salto arrière ! Encore un autre ! Je pivote et prend appui sur la paroi, je sais que c’est une attaque qui me suit alors autant me rapprocher de cette face si ingrate qu’est M. Ho ho je te tiens mon pote ! Je lui pointe ma meilleure main …

            Mais non … ce n’est pas du jeu, les éclairs m’ont rattrapé … cela dit, ça ne m’éclaire point sur la suite des événements … un court instant … j’entrevois … Marine …

-         Je … je vais gagner ! Ai-je dit les larmes aux yeux

-         L’illusion de croire qu’on peux résister n’est-ce pas ? Tu penses toujours pouvoir me vaincre ? Ce n’est qu’une chance que tu aies … une coïncidence, un incident isolé ! Laisse moi tranquille Kira !

            Comme prévu, les éclairs n’ont fait que me détruire … mais la douce chaleur de Marine m’a enveloppé à temps … fusionner pour le surmonter … de là je peux lui parler intérieurement …

            « Je suis lié à toi par ma relique. C’est à moi de te tuer et non lui … appelle-moi … je ferais de mon mieux pour t’aider … »

            Mais comment se fait-il d’abord que M. (pardonnez la dérision d’orthographe) puisse avoir un tel pouvoir ? Et puis de quel pouvoir parle-t-on ?

            « M. a crée un déphasage dans la quatrième dimension, son activité mentale surhumaine lui permet de perturber le cycle normal du temps … et cela sans user de vitesses proches de la vitesse de la lumière … si tu es là aussi c’est parce que ton hyperactivité te permet de suivre ses déphasages … c’est ta chance pour le mettre hors d’état de nuire ! »

            Mais comment appeler Marine ? La fusion avec elle m’a permis seulement de reconstruire un pan entier de mon âme. M. semble surpris et fais toujours jaser sa musique « intelligente » …

-         Chance qu’est cela ! Technique de destruction n° …

-         CHANTE, BENIHIME !!!!! Hurlai-je.

            Je dégainai aussitôt ma main gauche, une lame pure et fine y était. Sa sortie dégagea un flux puissant … une chanson unique … ma mélodie à moi … je voudrais atteindre l’Harmonie pour contrebalancer mon rival et le ramener dans les 4 quatre dimensions habituelles (voire plus ?).

            Rapidement je regagnai mon corps, tout aussi surpris qu’étonné ; je savais ce que je voulais faire, ce que j’ai à dire. C’est pour cela que j’ai entonné de ce qui me reste de voix :

            « La clé de l’énigme est à Albi ! »

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Chapitre 15 : 3 jours pour convaincre  (L'histoire du Blog) posté le vendredi 01 août 2008 15:10

Je fus surpris car ce n’était pas moi qui prononçai « Albi » … mais Sylvia Romero ! Du QG à l’école, c’est elle qui fut le plus touchée, la plus concernée … à croire que c’était elle à l’origine de tout … mais non j’ai confiance en elle ! Petit à petit, les indices se confirment : le Marocain, le Calèche et le Parvis sont bien des restaurants dans cette ville et c’est la seule ayant une gare qui date de 1867. M. n’à pas attendu des heures pour nous annoncer son plan.

-         Mon plan est assez simple en l’apparence : on va jouer le jeu de cette personne en allant tous à Albi. Le mieux est d’être par couplet de deux, comme ça on pourra passer pour des couples sans éveiller le moindre soupçon dans la ville rouge.

-         Mais cela sous-entend … commença Giovanni.

-         Cela ne sous-entendra rien ! J’imagine que chacun à une petite amie ? Cela ne posera point de problème. Roxanne je voudrais que tu prennes un avion vers Paris je t’attendrais là-bas.

-         Mais …

-         Pas de mais ! On prend rendez-vous à Albi dans le restaurant le Marocain dans 3 jours à 15 heures ! Rompez ! Finit M.

            Oh le … Il ne saurait mieux dire. Alors que tout le monde sort de la salle de réunion, je reste … encore plus esseulé … je n’ai rien gagné en regagnant les dimensions habituelles … moi ? Avec qui ? Ce n’était pas prévu dans mes calculs … M passe devant moi … pendant un court laps de temps … il usa de son pouvoir pour stopper le temps … c’est sa face, son sourire horrible qu’il affichait ne faisait qu’aggraver mon désarroi.

            « Voilà une situation où tu peineras à réussir … entre nous je voudrais que tu la surmontes. Prouve-moi que ce n’est pas une coïncidence … que tu mérites d’être un suspect … »

           

            Merci de me supporter … snif …

           

            Rentré au pavillon … je ne tardai pas à préparer mes affaires … Albi ou pas je doute que je reviendrais dans ce lieu … J’écrase une larme tombé auparavant. Marine vient, je vaquais à mes occupations tout en lui demandant :

-         Dis Marine … pourrais-je interférer dans les dimensions habituelles ?

-         Voudrais-tu être comme M ?

-         Non … mais pourquoi ne m’en as-tu pas parlé ? S’il se trouve, je pense tenir un secret inestimable …

-         Ce n’est pas vraiment un secret Tony. Rares sont ceux qui parviennent à contrôler par le simple flux neuronal son environnement … ce n’est pas supranaturel ni extraordinaire … tout est relatif.

-         Mais alors quand j’ai appelé … Benihime …

-         Ce n’est que mon ancien nom quand je fus lié à une personne que te précédait …

-         Oh (surpris) … et elle fut tuée par tes mains ?

-         Non, répondis Marine toute triste, il fut vaincu …

            Des larmes grises jaillissent du corps pur qu’est Marine. J’avais oublié qu’elle a du vivre des épisodes encore plus dramatiques que moi … supporter des fardeaux dont je n’ai point d’idées … Je la laissai sangloter dans mon épaules … je ne pouvais que la soutenir … caresser ses cheveux … faire cesser son torrent de larmes ; tout un défi. Tout d’abord je mets ma main droite dans son front et malaxe chaque point de stress. Avec le peu de connaissance en feng sui j’enchaîne avec un bras au dessus d’elle ; en signe de compréhension elle se rapproche encore plus de moi. Sa tête contre la mienne … juste au moment où elle heurte le semblant de « trou » que j’ai au coin droit de mon crâne. Je lui soufflais :

-         Je ne te décevrai point Marine … j’en fais serment.

            Et toutes mes pensées se dirigèrent vers ce lui, cette table, cet air. Une horloge murale vibrait au ton du déplacement de la fine aiguille (sans bruit s’il vous plaît !) et à ma grande surprise s’arrêta, je ne sentis plus la brise qui rentrait. Aurais-je brisé les dimensions habituelles aussi ? Tel un Quicksilver ? Marine se met face à moi, toujours aussi ravissante dans son apparence d’Hillary. De ma main gauche jaillit la même belle épée … une fine rapière. J’ai l’impression que je peux déchirer tout objet physique avec !

-         Benihime, je suis cette rapière. Expliqua Marine. Comme tu as pu le constater ma caractéristique est le chant. Quand tu brise les lois d’une dimension tu peux user de l’énergie spirituelle de ton âme. Au fil du temps tu sauras la contrôler, je te fais entière confiance la dessus. Aussi il y a une chose qui me surprend chez toi. Tu ressens l’âme d’autrui par une mélodie qui leur est caractéristique. Comme cela je pourrai expliquer que sous n’importe quel apparence je prend, tu me considères toujours tel une ange que tu as baptisé Marine.

-         Marine …

-         Maintenant. Voyons voir ce que tu peux faire contre ton alter ego. Je vais verrouiller la rapière de telle sorte que tu ne touches pas le monde physique. Tony, prépares-toi !

            D’un coup surgit … un type comme moi ? Mais oui, hormis une lueur démente qu’il entretient. Tenant une épée faisant sa taille. Ce type doit sûrement provenir de mon Moi profond. Il se ramène vers moi … usant sans aucun doute des capacités maximales de l’hyperactivité … je met mon fleuret en défense. Ah il attaque avec une grande frénésie. Je ne peux savoir combien de coups de sabre puis revint en arrière. Je titube face à cet énergumène turbulent. Il ramène son gros Magnus dans son épaule puis l’abattit au sol avec une telle fureur qu’un rayon bleu transperçant fusa vers moi. D’un mouvement ressemblant vaguement à un uppercut j’expédie un jet rouge vers ce grigou …

            « Chante Benihime … »

            Trop de puissance à contenir. Je ne fus pas surpris de voir mon poignet gauche éclater en sang. Je n’ai pas le temps d’avoir mal, comme les autres fois. La respiration saccadée, la poitrine en flamme. Bien sur, même dans une autre dimension j’ai mal. Je regarde en biais Marine, impassible derrière sa barrière de protection qui occupe un cube de quelques dizaines de mètres carrées. Je dois contrôler mes particules spirituelles sinon à ce rythme je vais me faire joliment tabasser par une raclure qui me ressemble.

            Concentre-toi … laisse le monstre venir …

            Laisse le dégainer sa grosse lame … sens les perturbations que soulève cette arme. Il s’agit de réagir le plus finement possible.

            Avant le moment infinitésimal de l’éventuel impact, j’ouvre les yeux. Je me trouve derrière lui, instinctivement je décris un arc de cercle par ma main gauche (aidé par la droite) … un souffle vient comme me protéger en m’enveloppant mon bras affaibli par des bandages blancs purs. C’est le moment d’inventer une attaque avec Benihime !

            « Sonate n°1 : Harmonie »

            « Bravo Tony, on s’arrête pour l’instant »

            L’horloge se remis en marche. Tout est resté intact, mon poignet toujours saignant certes mais un faible sourire se dessine en moi. Je remis un bandage et pris mon temps à manger puis avoir une toilette adéquate pour enfin tomber dans les bras de (Marine) Morphée. Cette fois c’est un sommeil sans songe qui m’attend (j’ai fait cette demande à Marine dans l’espoir de me rétablir).

            Je dormis comme un loir cette nuit là.

            6 : 30 … je me lève. Frais comme un moucheron.

            Je sais qu’il me reste deux jours avant un éventuel rendez-vous à Albi. Peu m’importe, pourvu que je vive le plus simplement possible. Quelle est cette chose qu’on nomme bonheur ? Une invention pour nous maintenir en vie ? Une sorte de récompense pour garder l’envie de rester dans cette Terre ? Fi donc, ce n’est pas cela qui me maintient en vie. Je n’ai point d’envie de sourire, ni la possibilité d’être ou paraître heureux. Je reste maître de ma propre destinée, tant qu’à faire, autant le rester le plus longtemps possible. A peine eu-je pris un délicieux petit déjeuner, on frappa au seuil de la porte.

            J’ouvre.

-         Oh … quelle belle surprise. Bonjour Nathalie. (-____- bien sur je n’étais pas surpris ndlr)

-         Bonjour Tony. Pardon d’être brève mais j’ai besoin de toi pour m’accompagner à Albi. Jose Luis m’attend là-bas …

            Je ne sais pas pourquoi vient-elle en personne pour me voir. Cela dit j’ai pensé que ça serait impoli de refuser sa demande. J’acquiesce en signe de réponse favorable ; de toutes façons j’étais prêt pour un voyage !