Accueil Date de création : 11/06/06 Dernière mise à jour : 15/11/08 20:25 / 38 articles publiés

Chapitre 2 : Nathalie Lelouch  (L'histoire du Blog) posté le jeudi 15 novembre 2007 14:06

Strasbourg à l’air plus accueillante que Paris, sans doute est-ce sa taille qui la rend plus attrayante pour moi. A peine ai-je descendu du train avec l’adresse du présumé futur cabinet de Hillary, qu’une femme blonde aux yeux étrangement violets se dresse devant Jose Luis Santiacci. Lui, s’arrête, la regarde, et attend. Je n’ai rien compris de suite, il fallut qu’elle l’embrasse pour que je saisisse enfin qui elle est : c’est Nathalie Lelouch. La responsable de l’enquête en France et l’amie de Jose. Il a presque tout prévu Jose…

            C’était le jour avant mon départ, c'est-à-dire la nuit après ma dernière rencontre illicite avec M. Mon moral se trouvait à des profondeurs abyssales, ma raison de vivre et ma raison d’être se limitait à elle. J’avais pris la décision que pour le bien de tous, il fallait m’exiler là où peut être je retrouverais des couleurs. C’est là que Jose Luis est intervenu et m’a inscrit illico presto à une école préparatoire à Strasbourg dont son directeur n’est autre que l’oncle de son amie Nathalie Lelouch. J’étais étonné car Jose n’est pas du genre à faire des rencontres, la seule chose que j’ai saisi de lui est que Nathalie était une personne qu’il a conquit après avoir démoli un héro (il dit parfois des choses insensés ce gamin … et se prétend être cynique … mon Dieu …). J’en concluais que Jose n’est pas, heureusement, aussi cynique que je ne le pensais. Et pour garder Kira en l’état, on a convenu que Gio Antonio devait être l’exécuteur. Chaque fin de semaine, le sœur de Jose (volontairement contrôlée par le Death Note : Si elle commet la moindre gaffe elle mourra.) apportait une page du Death Note à Gio Reyes pour qu’il note les criminels ensachant qu’il doit aller dans un site que seul Jose connaît ; et par un code tenu secret, ils se communiquent les noms de meurtriers de tous pays. Je dois avouer que la méthode utilisée est futée, mais je désapprouve totalement l’usage de vies innocentes pour mener à bien ce projet fou de changer le monde. Si cela ne tenait qu’à moi, je renoncerais à la possession de ce cahier mortel mais la seule entité qui m’en empêche est Marine et son regard tout rond qui rappelle de façon récurrente Roxanne et le devoir envers elle de lui offrir un meilleur environnement pour s’épanouir.

             Le fait que Jose est presque toujours dans ms parages n’est pas une contrainte en elle-même, seulement j’aimerais des fois parler en privé avec Marine pour qu’elle cesse de me harceler sans cesse et de me lancer des répliques désopilantes dès que je fait une action quelque peu galante. Mais bon, j’assume tout cela pour le bien du Monde (mon Dieu si j’apprends un jour que tout cela est caduc …).

               Maintenant revenons un peu à nos moutons, on est à Strasbourg en compagnie de Jose et de son amie ainsi que de Marine. Si tout ce passe comme convenu, je logerais dans le pavillon des sciences physiques de l’Université Européenne de Strasbourg (ex. Université Louis Pasteur) et mais je travaillerais dans une salle spécialement préparée pour les besoins d’Interpol®. Tout cela en suivant des cours de physique pour acquérir le savoir que j’avais toujours rêvé d’obtenir. Jose, lui, va habiter dans une des multiples chambres d’ami de château des Lelouch. Apparemment, Nathalie semble rouler sur l’or, une somptueuse limousine blanche se gare juste à la sortie de la gare. Un homme en chemise blanche sort et nous ouvre la portière. Jose, bien sur, ne semble pas étonné le moins du monde ; moi non plus d’ailleurs … car il se trouve que j’ai une lointaine relation avec la branche Lelouch … mais c’est une autre histoire que je raconterais plus tard …

            Le trajet pour arriver à l’école ne fut pas très long, on ne parlait que de choses générales ; quoique j’aie eu le temps de remarquer à quel point Nathalie est ferme et stricte. Son style vestimentaire rappelle ses origines princières, et toutes les couleurs qu’elle s’est mise tirent du même violet de son iris. J’insiste pour qu’on me dépose à mon pavillon car il se trouve que j’ai une idée du château des Lelouch. En dépit des insistances de Nathalie, je n’ai pas dévié de ma décision et on me déposa audit pavillon. Là, un concierge (ou personnel administratif, ou employé de l’établissement …) -qui ressemble vaguement à un personnage vu dans un livre de CM2 je crois- me reconduit vers une chambre d’une douzaine de mètres carrés de conception relativement simple mais d’une finition largement satisfaisante. Un bon lit avec un joli assortiment de draps, de couvre-lits et de couvertures ; tant de livres superposés dans de pratiques petits meubles en bois sont posés ici et là pour une soudaine envie de lecture. Je fus encore plus heureux de voir, au coin droit, une petite cuisine où délicieux plat chaud m’attendait ! Je pris un agréable plaisir à manger ce délicat saumon fumé tout en sirotant mon jus préféré. Ce voyage m’a plus que sapé … heureusement que le sommeil existe pour cogiter en paix et se reposer même temps …

            Sauf que pour moi, même en plein sommeil, je ne suis jamais seul. Jamais depuis que je suis Kira …

             Je rêve que je suis près d’une gigantesque cascade, je suis allongé dans une sorte de longue chaise qui donne sur la jetée. Sans trop attendre, j’aperçois Marine qui arrive doucement vers moi en flottant à la surface du lac. Je ne daigne même pas à la regarder, j’ai changé alors autant éviter de faire des rechutes … d’ailleurs elle ne m’aide pas avec ses répliques plus ou moins blessantes …-         Tony Cipriani …

            -          Que me veux-tu ? Ne m’as-tu déjà assez blessé comme ça ?

            -         Regarde moi au moins …

            -         (Je regarde un seul instant … non j’en ai assez de la même belle figure …) Humph !

            -         Tu ressens toujours quelque chose envers Roxanne ?

            -         (maintenant je la fixe en face, tout mon dépit accumulé se libère d’un coup …) non je ne ressent rien en… ENVERS ROXANNE !

            Je me lève de mon siège, je tourne le dos à cette magnifique cascade … non, rien n’est plus magnifique pour moi … Une main me tapote le dos, c’est Marine.

           -         Marine, dis-moi s’il te plaît pourquoi tu m’adresses des répliques sauvages à mon égard dans le monde physique ?

          -         Je pensais que tu connaissais la cause Tonio … tu m’as déçue … je pensais que tu n’allais pas te laisser aller par ces stupides sarcasmes … au fait, je ne faisait cela que pour faire croire a ton ami qu’on est pas « complices ».

            Je ne dis plus un mot, je m’approche de Marine. Elle me prit dans ses bras, je met ma tête contre la sienne ; j’avais besoin de tendresse, d’affection en ce moment là. Une sorte d’aura jaune m’enveloppa alors me rendant plus gai, plus confiant à l’avenir. Le choix est fait depuis longtemps, il s’agit de l’assumer avec le plus d’existentialisme possible. J’essuie une larme tombée des joues de mon ange, elle me sourit.

          -         Alors, maintenant, raconte-moi s’il te plaît pourquoi as-tu insister pour qu’on te dépose au pavillon ?

         -         C’est assez simple, j’étais épuisé et d’ailleurs j’avais déjà ma petite idée sur Marie.

         -         Déjà ? Mais comment as-tu fait ? S’exclama Marine, visiblement étonnée.  

        -         C’est une longue histoire … commençais-je.

-         Raconte-la moi s’il te plaît. On a tout le temps devant nous, car dans le monde des rêves, il existe un temps relatif qu’on peut le manipuler jusqu'à l’infini … enfin, il est plus ou moins manipulable selon les humains …

       -         Si tu le dis. Au fait, je suis un peu parent avec les Lelouch, l’histoire remonte à quelques siècles en Europe. Un compte anglais, Lelouch de Lamperouge, a vécu une histoire d’amour avec une jeune femme commerçante dans un pays arabe, et cela en ayant déjà fondé une famille avec la duchesse Marie de Habsbourg. Cette famille a persisté et Nathalie n’est que la descendante directe de cette famille.

      -         Et … toi ?

      -         … moi je suis le descendant illégitime du compte Lelouch de Lamperouge. Ai-je ainsi conclus tristement.

      -         Ressens-tu cela comme une honte ? Et comment es-tu sur que tu es son descendant ?

      -         Dans le casier où j’ai mis un faux Death Note, il y a aussi un médaillon aux armoiries des Lamperouge. Non je n’ai pas honte au contraire … (je souris) c’est quelque chose que personne ne connais aussi bien. Ainsi Jose ne pourra jamais me tuer …

       -         … parce qu’il ne connaît pas ton vrai nom ?

      -         Oui, je m’appelle Tony Cipriani Li Britannia Lamperouge. Ai-je crié, et subitement je me retrouve dans un grand palais.

            Je palpe ma tête, une couronne est posée autour. Je me retrouve aussi enveloppé avec une somptueuse longe cape en velours. Marine est en face de moi, toujours aussi ravissante dans un décor angélique. Elle me dit :

      -         Espérons que tu arriveras à tes fins … mais les Princes ne sont pas des anges.

      -         De la même façon, même les anges peuvent tomber. Répondis-je.             

       Marine ouvre les yeux, visiblement choquée. Le décor disparaît pour laisser place à un univers blanc, vierge de tout objet avec Marine et moi-même avec seulement notre enveloppe corporelle (je ne sais pas si je peux parler d’enveloppe pour un ange …) comme habit. Comme ça ma pensée sera claire comme de l’eau de roche, je m’exprimai de la voix la plus pure qu’elle soit :

       -         Marine, je ne cherche pas à devenir un prince. Je veux être un ange. (je m’approche d’elle). Un ange comme toi.

      -         Tu sais vraiment dire ce qu’il faut au bon moment …

            Le blanc de cet univers devint encore plus blanc … il est temps de se réveiller !

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Chapitre 3 : Thé & Croissants  (L'histoire du Blog) posté le dimanche 25 novembre 2007 18:57

Une belle matinée se profile à l’horizon, je me lève. Je soulève le rideau, le soleil entre progressivement dans la chambre, éclairant tous les coins. Je me dirige vers la salle de bain, là, je me lave le visage et me regarde dans la glace. Des yeux châtains clairs me regardent d’un air semi jovial, je souris : je vois mes lèvres s’élargir au rythme du sourire. C’est en me regardent de la sorte que je me rends compte à quel point je suis mince, mes muscles secs me donnent l’impression d’être un super Sayan qui manque de graisse ou bien un peu trop grand. L’apparence de Marine a un peu changé, elle ressemble moins à Roxanne Angelo mais en garde les traits les plus charmants. Je sors de la pièce en direction d’un éventuel café …

            Je me trouve sans trop le savoir dans un gigantesque hall d’entrée … il y a trop d’humains : des gars qui me regardent l’air étonné, un ou deux couple déjà prêt pour une journée d’embrassade, des petits génies accrochés dans une conversations passionnantes alors à coup de « pardon », « Excusez-moi ! » je me fraye un chemin vers une salle où est écrit en haut en grandes lettres « CAFETERIA ».

             Alors là, changement de décor, un délicieux fumet se dégage dans l’air. Je sens des croissants, de magnifiques croissants croustillants … pris avec le meilleur jus du monde et du thé vert à la menthe … le paradis ! Le service ici est plutôt excellent, je commandai une demi douzaine de croissants à la surprise de la plupart des étudiants et une grande bouteille de jus et du thé. Oh … euh … je retire ce que j’avais dis de bon sur ce service et cette cafétéria … ça pue la cigarette et il y a trop d’écho … trop pour moi … J’arrive à peine à manger ce que j’ai commandé, sans trop d’enthousiaste. Je ne prenais même pas la peine d’observer me peuple aux alentours, sans trop d’enthousiaste. Et je commence à manger … manger … manger … comme si c’était la seule chose où tout le monde est d’accord la dessus : Manger ! Je n’ai jamais aimé manger ; si je le fais c’est simplement pour subvenir à un vague besoin biologique de survie. Je ne peux prétendre être différent des autres, mais jusqu'à présent, je n’ai encore trouvé une personne dans cette Terre (aussi peuplée soit-elle) qui déteste … le chocolat comme moi ! Mais j’ai besoin d’énergie … un peu plus que la moyenne … ce que mes amis savent mais n’ont pas conscience de son impact est que je suis atteint d’hyperactivité. C’est un véritable miracle si j’arrive à rester patient et attentif à ce qui m’entoure. Ma mémoire à court terme est quelque peu défaillante. J’avais raconté cela à Marine, la seule entité intelligente qui m’a réellement compris (mis à part Sylvia … mais elle n’est pas en France actuellement ! Bouhou !) … j’ai fais des choix, je les assumes.

            « … oui Tony, après tout tu es Kira ! »

             Je souris, Marine est plus qu’un ange ! En dépit de tous ces points d’ombre, j’ai une mémoire à long terme exceptionnelle, une méthodologie d’analyse pointue, une logique convaincante et surtout … un cœur, un grand cœur. Oui, j’assume cette vie avec ce que peux m’offrir Dieu de bon ou de mauvais.

            Je termine (enfin) de manger.

            Je m’élance d’un pas sublimement beau vers la sortie … l’idée de rendre une petite visite de courtoisie à une cousine éloignée pour l’enquête en tête …

            C’est alors que j’entre en collision avec quelque chose.

            Cette chose ne peut être un mur, ni un obstacle immobile. Au fait, c’est un être humain. Je me rends compte à quel point il doit être frêle … non « elle » devait l’être … J’arrive dans ce cours laps de temps, cet infinitésimal moment pris au dépourvu, de contempler de grands cheveux verts émeraude. Aussi désolé fus-je, je me devais de m’excuser pour mon inadvertance … je le fais toujours, j’en ai même l’habitude d’exprimer mes réels et profonds regrets … à tel point qu’on m’humilie avec ! Alors, de tout mon cœur, je m’adresse à cet être innocent (d’apparence du moins) en me rabaissant :

           -         Je m’excuse … j’aurais du faire plus attention.

            La personne aux cheveux verts se releva, et me regarda, ses yeux sont d’un vert … elle me répondit :

          -         Ce n’est point grave. Sans doute aviez-vous en plan une visite de quelqu’un d’éloigner. Ce qui explique votre déconnexion de ce monde …

            De ce pas elle s’éloigna. Entre temps, j’aperçus un médaillon qu’elle portait qui m’était familier … trop familier … a tel point que … non je dois me faire des idées …

            Un doute commence à monter dans ma tête à mesure que je m’éloigne du campus. Serais-ce ce même médaillon que je cache dans un casier auprès d’un faux Death Note (qui est en réalité un agenda où j’ai écris des théories sur l’Univers dont la moins loufoque est celle de la possibilité d’avoir une infinité d’univers parallèles …). Ainsi donc est-il possible que cette jeune fille que j’ai par inadvertance bousculé soit aussi une héritière de la longue lignée Lamperouge ? Possible … mais comment a-t-elle fait pour deviner ce que j’avais en tête ? Serais-ce un médium ? Maintenant que des choses comme tuer par des mots, des anges anormalement beaux …

            « Bienvenue dans le châteaux de la famille Lamperouge monsieur. Que puis-je faire pour vous ? »

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Chapitre 4 : Un départ qui s'est fait sentir  (L'histoire du Blog) posté le dimanche 06 janvier 2008 17:00

            J’avais presque oublié comment j’ai fait pour arriver à cette grande demeure qui est le Château Lelouch. Bus … 1 kilomètre à pied … sans que je me rende compte … Un de mes grands défauts est de perdre conscience de mon monde … sans doute car j’en ai marre de ce monde pourri …

            Je demande au garde de me mener à Nathalie Lelouch la Britannia, non pas au nom du prince déchu Tony li Britannia, mais au nom de Tony Cipriani, élève hyperactif enquêteur dans l’affaire Kira. On m’invite vers un immense domaine entouré des plus beaux chênes que je n’ai jamais vu. Un assortiment de fleurs délicatement choisi variant du vert à l’émeraude m’ébloui. L’odeur de l’herbe fraîche pénètre mes narines … le soleil tape … il ne fait ni trop chaud, ni trop froid … juste l’idéal … la journée semble commencer sur de bons rails !

            Jose Luis m’attendait comme à son habitude, Nathalie aussi fut présente au seuil de la porte. Pris de court par la splendeur de l’architecture, j’oubli presque le motif de ma visite … heureusement que Marine eut la bonne idée de lancer à voix haute : « Ah ! Et venons aux choses sérieuses : Kira ! ». Ce qui me réveilla (un énième fois) fut aussi la grande salle de conférence de ce … je n’ose pas dire simple manoir, c’est plus un palais ! Une salle … je ne sais pas comment l’architecte d’intérieur à pu caser autant de merveilles technologiques dans un salon du 18ème siècle ! Ecran géant, table ronde, ordinateurs sur vitaminées et tout le tralala moderne ! Je ne tardai pas à sortir mes fichiers que j’ai préparés pour l’occasion. Rapports de prison, taux, enquêtes d’Antoine Lagardère et mes analyses ! On n’était qu’une demi dizaine de personnes (Nathalie, Jose Luis en tant qu’élément neutre … mon œil, moi et 2 autres personnes subalternes). Tout se passe à merveille, on gobe tout ce que j’expose … aussi le fait que Kira est partout ! Passé dix minutes de parloir, je conclus par la phrase suivante :            « Kira est comme un électron, on ne peux pas connaître sa position et sa vitesse en même temps. »

            Un sourire sortit de ma bouche, je pris la peine de lever les yeux, tout le monde a les yeux rivés sur moi. Jose Luis m’adresse un imperceptible clin d’œil, Marine me sourit aussi, je vis le plus beau visage que je n’ai jamais vu. Cette ange, assise près d’une large fenêtre donnant vu sur le splendide jardin aperçu en passant le portail … au loin, quelqu’un y est couché …

            Non, ne me dites pas que … ces cheveux verts … 

           Marine s’aperçut sans nul doute que j’ai vu quelque chose … pas elle ! Non … Marine survola d’un coup toute la salle et me chuchota à l’oreille.            « Ce n’est pas ton problème, gageons qu’on n’a rien vu d’accord ? »

             De ces mots, elle m’embrassa. Jose a tout vu, je ne pus voir sa réaction … j’en suis soulagé. Mais ce qui se passera ensuite ne fut pas plaisant pour moi. Oh que non … Nathalie se leva à son tour et prit la parole :

-         Merci monsieur Tony de votre remarquable analyse, maintenant si vous le voulez bien nous allons essayer d’en savoir plus en contactant …

-         Rien ne change … soupira Jose.

-     M. Finit Nathalie.

            QUOI ? M ? Mais … un clair gronda quelque part dans ma tête. Je me suis éloigné pour cela … pour laisser ces tourtereaux en paix … c’est dingue ! Je … oh non … l’écran est allumé … une salle … la même ou … des mois auparavant je les ai vus …

             Roxane Angelo est au milieu de l’écran, toujours belle et puissante.

            Bien sur, elle est inévitablement assise à côté du rival le plus empoisonnant que j’ai eu affaire (je ne pensais pas revoir quelqu’un de pire que Draco … [pour ceux qui se demande qui est Draco : Partie 1 « Le rêve d’une vie »]). Je garde le sourire de tout à l’heure, simplement pour rendre le salut à plusieurs de mes camarades … et aussi un peu par respect à M. Giovanni Antonio est présent aussi, lui, l’agent double … je me demande à quoi il doit penser en ce moment alors qu’il exécute le travail … conféré à lui à contrecoeur … c’est pénible de devoir imposer une quelconque tâche à quelqu’un … même si c’est pour le bien de l’humanité … oh, que dis-je ? Pour le bien de Roxanne bien sur ! Ou … pour mon bien seulement ? A part cela, toute l’équipe est au complet. Je ravale mon sourire et me rassied (enfin). Un froid hante soudainement la salle … mon regard reste toujours rivé sur dame Roxanne : pourquoi n’arriverai-je pas à l’oublier ?

            M se leva et pris la parole, toujours caché sous son masque de Belphégor. Pourquoi … pourquoi lui ? Sans doute eut-il plus de chance que moi ? Tant que je reste Kira …

            Il commence à parler.

            J’écoute à peine, je saisi seulement le sens des mots qui dit et j’interprètes ses gesticulations. A cette étape, il m’est utile de connaître et étudier le comportement de mon rival. On dirait bien que de leur côté, rien n’avance depuis que je suis parti. Est-ce une tactique pour me rappeler à l’ordre ? Connaît-t-il la raison de mon départ ? Il est trop malin pour le savoir … quoi ? Va-t-il oser ? Qu’il essaie …

            Finalement, il a fait comme si de rien n’était … oh, il donne la parole à Roxy … mon attention, bien que défaillante, fait de son mieux pour rester élevée … j’essaie … mais … je …n’y arrive pas ! Je l’aime peut être … mais cela n’améliore guère ma situation. Qu’ai-je fait ? Plutôt, que me reste-t-il à faire pour être l’ange que je souhaite être ? Elle conclut son discours de la manière la plus philosophique qu’il soit … mais avec une pointe de méchanceté envers moi …

            « Et de là mon constat est clair. Kira se joue de nos tentatives pour le cerner et une fois de plus on est dans l’impasse. Kira, aussi intelligent pourrait-il être, n’est point aussi fort pour nous affronter tous ! Je suppose qu’il est implanté dans différentes branches d’Interpol International ! (Je lève un sourcil … très intéressant Roxanne … je savais bien que tu finiras par tous découvrir) Enfin, et c’est plus une demande qu’un souhait, il faut que les incertains, ceux qui nous quitte pour un quelconque chagrin de je-ne-sais-quoi causé par je ne sais qui, se décident quel voie suivre une bonne fois pour toute ! Je sais que j’ai heurté certaines personnes, mais ces dernières doivent savoir que l’affaire est urgente et demande une énergie considérable. Je ne pardonne jamais … oh non … je ne pardonne jamais … »

            Sur ces mots, Roxanne me laisse anéanti, acculé, sans défense. Je ne sais pas quel colère s’empara de moi … ou plutôt, ce n’est pas de la colère … juste une envie de pleurer, pleurer l’injustice, l’incompréhension. Comment au grand comment … jamais au grand jamais je n’ai senti un tel sentiment envers elle : alliance entre frustration, colère, incompréhension et passion. Ainsi, l’humain est ce qu’il est et pour être un Homme, il faut battre l’Homme.

            La réunion est close, je reste froid avec tout le monde. Je ne veux rien entendre, Jose m’a compris, il me donna un ticket de bus en me chuchotant : « C’est un passe-partout illimité, tu as besoin de repos. Au revoir, je continue ton travail. »

            Un type bien ce Jose Luis Santiacci.

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Chapitre 5 : Une lecture philosophique  (L'histoire du Blog) posté le samedi 19 janvier 2008 15:13

De retour au pavillon, je me relaxe en piochant un livre au hasard. Je trouve un bon livre « L’être et soi même » d’un dénommé A. El A. … je commence à lire …

« L’existentialisme entraîne une vision très pessimiste des relations humaines. En effet, Sartre pense que l’homme est contraint de vivre avec les autres pour se connaître et exister mais que la vie avec les autres prive chacun de ses libertés. L’homme désespéré par sa banalité a construit ses propres illusions pour pouvoir néantiser les autres afin d’être au-dessus d’eux et ainsi s’échapper de la société. Cette vision de la relation à l’autre comme conflit est propre aux philosophes du XXe siècle : Malraux pense que les hommes tentent de donner un sens à leur existence en étant " plus qu’un homme dans un monde d’hommes" (André Malraux, La Condition humaine). Pour Sartre qui a beaucoup été influencé par Hegel, c'est le regard qui dévoile l'existence d'autrui. Le regard ne se limite pas aux yeux car derrière il y a un sujet qui juge. Dans un premier temps, c'est moi qui regarde autrui, de telle sorte qu'il m'apparaît comme objet. Dans un second temps, c'est autrui qui me regarde, de telle sorte que j'apparaisse à autrui comme objet. Pour Jean-Paul Sartre le fait de voir un homme, c’est ne pas le considérer comme une chose, sinon on ne verrait pas un homme mais une chose de plus parmi les choses. Le distinguer des choses c’est établir une nouvelle relation entre lui et les choses, c’est plus simplement se nier en tant que centre du monde. La seule distinction d’autrui en tant que sujet pensant me force à me remettre en question, moi et tout l’univers que je me suis construit, tout l’ordre que j’avais établi entre les choses et moi, le système égocentré que j’avais créé s’écroule soudain par la seule existence d’un être qui, étant aussi capable de penser, est aussi libre que moi et a donc toutes les chances d’avoir une vision du monde qui s’oppose à la mienne. Être vu c’est aussi être jugé. Si autrui me regarde, je suis immédiatement modifié, altéré par son regard : je suis regardé, concerné au vif de mon être. Être regardé c’est agir par rapport à l’autre, c’est être figé dans un état qui ne laisse plus libre d'agir. L'Autre nous fait être. Le problème est que l'autre nous fait être à sa convenance, peut nous déformer à volonté. C'est le drame des personnages de Huis clos qui, sans miroir, ne peuvent se voir que dans le miroir déformant des yeux de l'autre. Ainsi la dialectique du regard commande toutes les relations concrètes avec autrui. C'est le rapport en-soi, pour-soi qui domine. Si l'objet est en-soi : il ne pense pas le monde extérieur, ne se pense pas lui-même, il est enfermé en lui-même. L'homme est à la fois en-soi et pour-soi : lui réfléchit, se voit et voit le monde et par voie de conséquence juge le monde et se juge lui-même. Si l'homme vivait seul, ce serait sans problème car le monde n'existerait que pour lui. Mais il y a les autres et nous devons tenir compte de leurs pensées. Le regard que je jette sur le monde est contredit par celui que les autres jettent dessus. Entre ma pensée et celle des autres s'établit un conflit : nos visions du monde faisant exister le monde différemment, la liberté de l'autre tend à supprimer la mienne en détournant les choses de la signification que je leur donne, en leur en accordant une autre.

En me regardant, l'autre me juge, me pense, fait de moi l'objet de sa pensée. Je dépends de lui. Sa liberté me réduit à l'état d'objet, d'en-soi. "Je suis en danger. Et ce danger est la structure permanente de mon être pour autrui" (L'Être et le Néant). En un certain sens, je pourrais jouir de cet esclavage sous le regard d'autrui car je perds ma position de sujet libre, je suis devenu objet, privé de liberté et par conséquent de responsabilités. Mais ce n'est qu'une illusion car je ne peux échapper à ma position de sujet. Ma réduction à l'état d'objet ne le permet pas. Pire, elle sollicite cette position de sujet et ceci car pendant que l'autre me juge et fait de moi son objet, je le juge aussi, c’est-à-dire que je fais de lui mon objet, je suis donc son sujet. En me pensant, l'autre établit un jugement sur moi, jugement dont je vais tenir compte désormais pour me connaître. Autrement dit, l'autre m'oblige à me voir à travers sa pensée comme je l'oblige réciproquement à se voir à travers la mienne. Je dépends de l'autre qui dépend de moi. C’est une déformation constante d’autrui selon la volonté de chacun. Plus une conscience se sent coupable, plus elle aura tendance à charger autrui pour se défendre de son jugement. Les bourreaux de Mort sans sépulture, par exemple, veulent faire croire aux victimes qu'elles sont coupables.

Il est possible d'envisager une situation idéale où le conflit entre les libertés de chacun se désamorce. Cette situation pourrait être l'amour. En effet, ce sentiment permet de ne pas redouter le regard d’autrui. Je veux être l'objet de l'autre puisque je veux qu'il m'aime et de plus, m’aimant, l’autre fait de moi un objet sublimé, grâce à lui j’échappe à ma liberté et à mes responsabilités. Je veux donc qu'il soit mon sujet. Or l'autre veut également que je l'aime, que je fasse de lui mon objet. Quand j'accepte de perdre mes prérogatives de sujet en devenant objet, l'autre qui fait de même, accepte que je sois son sujet. Ainsi les amants étant deux sujets acceptant chacun leur chosification, l’existence sans conflit est possible. Mais, ceci n’est qu’une illusion, car comme les deux amants veulent être l’objet de l’autre ils éprouvent l’autre comme étant le sujet dont ils sont objet et non l’inverse. Autrement dit, un couple solitaire peut, sur le mensonge, édifier un équilibre plus ou moins stable. Avec une tierce personne, l'illusion se dissipe nécessairement comme l'illustre le trio de Huis clos : l'amour est impossible à trois. Ainsi, l'amour réel ne peut qu'osciller entre deux extrêmes : le masochisme (où l’on se fait objet) ou le sadisme (où l’on se fait sujet). Le désir "normal" est toujours sadomasochiste. Pour Sartre, l’indifférence est aussi une illusion. Effectivement, ce sentiment tente de nous faire croire à notre supériorité sur l’autre. Mais en réalité l’indifférence ne libère pas d’autrui cela car la seule pensée fait de la présence de l'autre un objet. Même en s’efforçant de le néantiser, l’homme ne peut s'empêcher de penser autrui, de rester un sujet qui le considère comme objet. La haine est le sentiment inverse, elle vise à supprimer l'autre comme sujet pensant. Mais, haïr c'est reconnaître qu'on ne peut supprimer l'autre, que cet autre est un sujet contre lequel on ne peut rien faire d'autre qu'élever des cris, des malédictions. La violence est l'aveu de l’incapacité à le faire disparaître.

Ainsi l’illusion est générale. Ni l'amour, ni la haine, ni l'indifférence, ne peuvent faire sortir les hommes de l'enfer dans lequel ils sont tous plongés puisqu'il y a les autres, puisqu’il faut tenir compte de leur présence et de leurs jugements.

Le désir sexuel resterait le seul moyen de vivre en parfaite communion avec l’autre. Mais c’est là encore une manifestation de la mauvaise foi et un outil du narcissisme, mais il est lui aussi voué à l’échec. Le désir c’est la chute dans la complicité avec le corps, c’est le dévoilement de son existence. On se laisse envahir par le corps, on cesse de le fuir. Il envahit la conscience qui glisse vers un état assez semblable au sommeil. Désormais passive, il la submerge, l’envahit, la rend opaque à elle-même et compromet ainsi l’individu (cf. texte d’Alain, le physique échappe à la conscience). En effet cela flatte d’être désiré, d’attirer sexuellement, mais on est alors aussitôt réduit de l’état de personne à l’état de corps, alors pour se défendre, on fait du respect une essence du partenaire, qui par mauvaise foi devient pour nous obligatoirement respectueux comme la table a obligatoirement des pieds. Le désir est désir de l’autre, désir de devenir son objet, homme ou femme-objet, il requiert donc automatiquement l’autre même si ce dernier est absent. Nous voulons l'autre comme sujet mais nous n'avons que son corps, sa conscience est insaisissable, c’est pourquoi il est possible de saisir les yeux du corps mais non le regard du partenaire. Nous pouvons alors choisir librement de nous faire submerger par la chair, de vouloir le corps de l'autre mais alors, le corps de l'autre n'est plus un Autre, c'est un corps, qui seul, n’est là pour rien. Ainsi contrairement a la faim qui est un besoins qui disparaît en même temps qu’il est accompli, le désir sexuel est toujours décevant et l’Homme reste sur sa faim, toujours à la quête de l’assouvissement d’un besoin contradictoire, qu’il est impossible d’assouvir pleinement.

La mort est, chez Sartre, le revers de la liberté. La mort sartrienne n'est pratiquement plus rien. Pire, elle est le triomphe d'autrui ! Une fois mort, on n'existe plus que par l'autre tant qu'il pense encore à nous et par là même fait de nous un objet. Mort, je ne suis plus qu'un en-soi livré à l'autre. Le pire c’est qu’autrui lui-même n'a qu'une existence vouée à la disparition. Mourir, c'est donc n'exister qu'à peine en un autre qui, en disparaissant, fera disparaître l'ombre d'existence qui nous restait encore. La mort est le néant. L'angoisse ne lui appartient même pas car c'est être libre qui est angoissant. La mort supprime tout comme un cataclysme imbécile. Elle est extérieure et contingente et rend la vie absurde : "Tout existant naît sans raison, se prolonge par faiblesse et meurt par rencontre. " »

« Tiens … tu t’intéresses à la philosophie maintenant ? »

            Je ferme le livre. Marine tombe à pic, au fait, depuis longtemps, je m’intéresse à la philosophie. Non … pas pour obtenir des réponses aux questions existentielles, ni parce que « c’est à la mode » mais pour voir comment pense les penseurs au fil de l’Histoire. J’ai déduit que le milieu social et le contexte historique influent de façon quasi-décisive sur les pensées philosophiques à tel point que je me demande si, dans cette époque là, je mérite une place ou non en tant que modeste penseur. Bien des questions furent posées par l’humanité, bien des philosophes ont posés leurs « projets » à contribution de cette même humanité. Ce qui me fascine aussi c’est la différence de modes de pensées sur une question : est-ce lié au contexte ? Ainsi, est-ce que le temps dans tout son écoulement favorise l’évolution ? Sans doute oui … reste à savoir, si je peux profiter de cette « évolution » pour ma mission … ma destinée … elle m’a reniée, la plus belle personne pour moi, celle à qui tout tenait pourtant …

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Chapitre 6 : Un autre départ qui sème le trouble  (L'histoire du Blog) posté le vendredi 01 février 2008 22:06


Je m’apprête à dormir, je n’ai vraiment plus l’envie de discuter avec Marine … je suis tellement épuisé que même le rêve que je ferais sera court. Je ferme les yeux … je sombre dans cette léthargie …

            Un tunnel se dessine … au loin une lumière … une ville se dessine dans toute sa splendeur. Une place d’arme … tient … une inscription qui m’est familière …

            « Dr. H »

            J’entend un bruit suspect … c’est bizarre, il n’y a personne. Est-ce Marine ? Non, elle n’est pas présente non plus. J’ai peur, ce grésillement provient d’un coin sombre de la place. Je me dirige vers le lieu par curiosité … une erreur, faute d’inexpérience …

            « Alors, tu crois que tu m’as achevé ? »

            Non … impossible … non … cette voie sombre … cette voix familière … on me saisi par la peau du cou et je subis un Chokeslam. Au moment de l’impact …

            Je me réveille.

            Non, impossible ! Non !

            Je me réveille en sursaut. Je sais ce que j’ai vu, ce rêve n’est pas arrivé « par hasard » … mais où est donc Marine ? C’est fou ! Cela fait trop longtemps que je n’ai pas vu ce visage angélique … mais qu’est-ce qui me prends ?

            Tiens, je n’avais pas vu ce papier posé sur ma table de chevet. Il est intitulé « Emploi du temps ». Je lis … oh non ! J’ai un examen de physique (pour une première séance ? C’est plutôt bien joué …). Je dois me concentrer … prendre du recul … me calmer … non, impossible ! Je dois absolument aller vers cette place … voir ce qui s’y passe …

            Quel temps ! Rapidement je pris mon sac et fonçai vers l’amphithéâtre concerné. S’il fallait être discret dans cette école, autant y passer les examens requis ! Mais qu’est-ce qui m’arrive, que diable ai-je ??? Plus qu’un couloir … hop un roulette pour éviter la foule ! La porte est à quelques mètres … vite … un rapide coup d’œil et une expérience suffisante me prédise une chute par un de ces rigolos qui m’attendent au tournant …

            Je n’ai pas le temps de jouer leur jeu. C’est pour ça que je suis fier (parfois) d’être hyperactif. Je fait un arrêt brusque puis saute en combinant l’énergie dû au freinage surprise et à la vitesse accumulée. L’effet fut instantané … a bon entendeur : salut !

            La classe est à moitié pleine (à moitié vide dirais-je) et j’ai bien fait de venir tôt : le plus rapidement je passerais l’examen, le mieux je pourrais aller à Metz ! Tic tac … les secondes défilent … tic tac … des têtes surgissent, le brouhaha d’installe … les professeurs se préparent à distribuer les fameuses copies. Et c’est parti !

            Je … dois … aller … à Metz.

            Le premier problème a l’air réalisable, en jonglant sur les lois de la mécanique. Je parvins sans trop de difficultés à déterminer l’accélération de la fusée, l’orbite du satellite géostationnaire, je pris aussi la liberté de définir laquelle des stations serait la plus adaptée à ce genre de lancement (Gourou en Cayenne, Cap Canaveral en Floride, Baïkonour au Kazakhstan ou Cap Kennedy). Me voici maintenant au second problème, électrique cette fois-ci ! J’alterne la loi d’addition des tensions, les mailles, Pouillet et je parvins sans mal à m’extirper du comportement d’un système électronique. Il me reste la chimie … diantre …

            Aller … Metz …

            Trop de solutions aqueuses dans  l’air, un pH épouvantable à calculer. Je me bloque dans une équation, il y a trop de données. Non, je dois finir vite … Je m’arrête pour lever la tête au ciel, diantre ! Pas de Marine en vue ! Mais où est-elle ? Suis-je réellement en train de devenir fou ?

            Où est-ce l’inverse qui se produit ? Marine, est-elle le pur produit de mon imagination ? Non sinon pourquoi y a-t-il ces mystérieux meurtres de criminels ? Me serais-je trompé alors ? Que Kira est une entité existence indépendante de moi et que je me suis convaincu d’être l’origine des ces phénomènes ?

            Trop d’informations … à analyser …

            « Monsieur, avez-vous fini ? » demanda un examinateur.

            Je balbutia et rendis rapidement ma feuille. L’examinateur me regarda d’un air sceptique puis me fait signe que je peux quitter la salle. Soulagé, je pris le couloir en direction de la sortie. Peu importe qui suis-je ou pas, mais je dois aller à Metz … la foule m’empêche d’atteindre mon but. Tout irait plus vite si les personnes qui me dévisagent me laissent passer sans tirer sur mes vêtements …

            Rectification : Quelqu’un cherche bien à m’empêcher de sortir de cette école.

            Un grand type blond, débraillé, me saisi par mon pull. Je n’apprécie guère le geste, je lui demande de me lâcher, celui-ci refuse. Je n’ai d’autre choix que de lui envoyer un soufflet ; c’est ce que j’ai fait, je l’ai giflé … je ne suis pas une personne violente et ne cherche jamais la bagarre. Croyant que j’en avais fini de cet énergumène je fus déçu. En effet je retrouve la même personne en dehors du lycée l’air furieux et son « amie » si je puis dire (elle l’attrape par la main en lui disant : N’y vas pas …).

            J’ai l’impression qu’un combat s’impose : je n’aime pas ça … Marine, où diable te caches-tu ?

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